Et oui, en cette fin de semestre les travaux et dossiers en tout genre s'accumulent. De la même façon que le « dehors » (jardins, parcs, rues...) est encombré de feuilles, le dedans (chambre ou salon) est aussi encombré de feuilles... Cela dit ce n'est pas tout à fait les même; elles n'appartiennent pas à un chêne, un tremble ou un platane. Elles sont toutes blanches et portent les noms de « cahier de formation », de « synthèse d'article », on y lit aussi « M. Springer » ou encore Mme Tellier ».... Alors que dehors les feuilles meurent (ou s'apprêtent à une autre vie (on pourrait considérer cette saison comme un passage)), les feuilles de « l'intérieur », elles, sont bien en vie! Elles se remplissent au fur et à mesure, elles gagnent en encre et en mots, elles fleurissent et se démultiplient, prennent des couleurs, certaines fluos, se déploient dans toute la maison, se transportent ou se dédouble sur l'écran d'un ordinateur, machine indifférente à ce printemps d'idée et qui accepte tout sans mot dire (ou sans maudire).
En tant qu'ethnologue je remarque maintenant ces changements, je mène mon enquête, je note ce qu'il se passe (d'autres feuilles encore...), je fais une étude de mon intérieur...
Est-ce que chez vous aussi le capharnaüm a pris sa place? Est-ce que chez vous aussi pour attraper la tasse de thé chaud vous devez faire attention à toutes les feuilles qui remplissent l'espace entre votre main et la tasse? Merci de me le faire savoir, je ne voudrais pas être hors saison...